Quelle communication pour les luttes ?*

Pendant que le monde arabe se réveille (pour un atterrissage douloureux ?), nous continuons à mener nos vies normalement sans remettre notre modèle en question. Remplir sa voiture d’essence pour aller au boulot nous emmerde parce que ça coûte cher. Certes, la spéculation y est pour quelque chose mais celle-ci trouve cette fois sa source dans les révolutions arabes. Nous, on est juste pas content de payer notre SP95 1,50e/L. Pourtant, c’est là une chance de se poser des questions plus profondes « pourquoi payer une fortune pour aller… bosser ? ». On parlera donc plus généralement d’un manque de questions profondes. Pourquoi ?

« L’opposition » conventionnelle à la masse

Chez nous occidentaux, l’opposition n’est pas à la hauteur des attentes. Les représentations les plus organisées résident dans les syndicats et les partis politiques (si on peut encore parler d’opposition). Les « cocos » et le FN, sont utopiques voir complètement out pour les premiers et flippant pour les deuxièmes. Les syndicats quant à eux n’ont plus à prouver leur inefficacité en matière d’actions au regard des évolutions sociales de ces dernières décennies.

Une véritable opposition en mal de communicants

Souvent issue de la base, de groupes de réflexions (parfois sacrément costauds) et aussi d’associations, la vraie opposition manque de savoir-faire en matière de communication. Car dans un monde de communication exacerbée, c’est bien l’enjeu. Les meilleurs communicants sont forcément (très) bien payés alors de fait, embauchés par ceux qui en ont les moyens. Dans un système où l’argent est roi, réveiller les peuples desservirai leur « cause ». Leur seul but : nous vendre du vent pour capter toujours plus de liquidités.

Y’a-t-il un publicitaire dans la salle ?

Pourtant, les initiatives ne manquent pas. La dernière en date (22/02/2011) appel à une action communautaire globale pour la justice et la dignité. C’est mon ami Loïc qui s’y est collé. Ancien infographiste, après un voyage en Inde puis au Népal, le voici dans une association mexicaine (Cactus) engagée dans la lutte pour l’autonomie des communautés indigènes. Désormais, fini de travailler pour Luc Besson, il produit de la contestation en vidéo :

Une rencontre qui concrétise enfin l’adage rêveur du milieu de la pub qui veut que « dans la publicité, on veut tous travailler dans l’humanitaire… »

Moins sectaire qu’un “ZeitGeist“, moins critique facile qu’un “De la servitude moderne“, plus efficace qu’un syndicat et plus concret qu’un “La belle verte” ou un “L’an 01“…
Le voici le terreau d’une révolution occidentale ! Les meilleures armes sont celles du système contre lequel nous nous battons, elles ont prouvés leur efficacité.

Aux armes !

Pourquoi j’y crois ? Vendre du vent c’est possible alors de vraies idées vous pensez.

*Ceci est un appel à vous bouger vos fesses, garanti sans arnaque.  

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