Et si notre ego était notre faiblesse ?

Deux jours après notre journée nationale de commémoration de la mémoire, je vous propose de prendre un peu de temps pour faire le point.
Toutes les horreurs de notre passé nous les connaissons, seulement nous ne les avons pas vécues.
Mais qu’elle était le ressenti d’une société esclavagiste ? Personne ne le sait réellement.
Nous faire part de nos erreurs sur fond de culpabilité, est ce bien utile ? Réfléchir c’est mieux.
Pourquoi l’Homme a-t-il eu l’impression d’être supérieur à d’autres ? Nous sommes aussi l’Homme.
L’enrichissement de nos idéologies nationales par les erreurs du passé est il vraiment avéré ? Pas si sûr…

Aujourd’hui, l’esclavage a pris une autre forme mais est toujours présent. Quelques petits exemples :

  • Les chinois (ouvriers) qui travaillent dans les usines jusqu’à un épuisement “mesuré” en envisageant un avenir restreint à la survie,
    –>Qui achète des I-Pod ?
  • Les jeunes Thaïlandaises vendues par leurs parents dont les revenus agricoles ne suffisent plus à nourrir une économie qui a depuis longtemps reniée son socialisme,
    –>Qui va voir les filles de joie pas chères ? (je ne parle pas là de la polémique du moment)
  • Les fruits et légumes miraculeusement vendus toute l’année, étaient il y a peu encore, produits en Espagne par des Maghrébins, c’est la main d’oeuvre roumaine qui s’y colle aujourd’hui et on a gentiment remercié les maghrébins avec pour parachute doré… rien (même pas un retour tous frais payés en charter).
    –>Ne me dites pas que vous n’allez pas chez Carrefour. Sans vouloir faire l’alarmiste
  • La construction des grands ensembles parisiens par les maghrébins, Italiens, Polonais… a rendu un grand service à la France.
    –>Ont-ils réellement eu une reconnaissance à la hauteur de leurs sacrifices ?
  • Les diamants, les minerais qui servent pour nos petits joujoux de technologie (Cobalt, manganèse…), nos Nike, notre viande découpée-empaquetée-étiquetée, nos bagnoles, nos télés…

Source : Reuters/Daily China/Article de Rue 89

L’esclavagisme est toujours d’actualité. Il est formalisé, technocratisé et légitimé. Nous ne le considérons pas en tant que tel et sommes très contents de tous avoir une télé à 200 euros quand il y a 50 ans on pouvait toujours se brosser. Les négriers c’est nous et notre soif de consommer irraisonnée.

Dans 100 ans commémorera-t-on aussi l’esclavagisme d’un autre temps ou serons-nous nous-mêmes devenus les esclaves d’autres ?
Les plans d’austérité auxquels sera bientôt soumis la France (sous une autre dénomination bien sûr) posent la question.
Un beau jour à force de trop se regarder le nombril, le réveil sera difficile.

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